10 avril 2013

Adieu à l'enfance - Ondine Valmore

Adieu à l'enfance   Adieu mes jours enfants, paradis éphémère ! Fleur que brûle déjà le regard du soleil, Source dormeuse où rit une douce chimère, Adieu ! L'aurore fuit. C'est l'instant du réveil !   J'ai cherché vainement à retenir tes ailes Sur mon cœur qui battait, disant : " Voici le jour ! " J'ai cherché vainement parmi mes jeux fidèles A prolonger mon sort dans ton calme séjour ;   L'heure est sonnée, adieu mon printemps, fleur sauvage ; Demain tant de bonheur sera le souvenir. Adieu ! Voici l'été ;... [Lire la suite]

06 avril 2013

Divagation - Muze15

Io belle des champsDe ton regard langoureuxUn coquin clin d'œil
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04 avril 2013

À ma mère - Delphine de Girardin

À ma mère   En vain dans mes rapports ta prudence m'arrête, Ma mère, il n'est plus temps ; tes pleurs m'ont fait poète ! Si j'ai prié le ciel de me les révéler, Ces chants harmonieux, c'est pour te consoler. D'un tel désir pourquoi me verrai-je punie ? Les maux que tu prédis ne sont dus qu'au génie ; À d'illustres malheurs, va, je n'ai pas de droits : Quel cri peut s'élever contre une faible voix ? Vit-on jamais les chants d'une muse pieuse Exciter les clameurs de la foule envieuse ! Non, l'insecte rongeur qui... [Lire la suite]
03 janvier 2013

Citation à penser

Le seul, le vrai, l’unique voyage, c’est de changer de regard. Marcel PROUST
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13 septembre 2012

Plus vite, mûrissez ! - Goethe

Plus vite, mûrissez !   Verdis, plus épais, Feuillage de la treille Au bord de ma fenêtre. Jaillissez, plus serrés, Grains jumeaux de la grappe, Plus pleine, plus vite mûrissez ! Le soleil vous couve Sous son regard d’adieu. Du ciel propice Le souffle vous charme. D’une magique haleine La lune vous baigne. Hélas ! aussi vous humectent, De ces yeux jaillissant, Éternelle source de vie, Les larmes de la vie, Les larmes de l’amour.   Johann Wolfgang von GOETHE [Chansons – 1776]
08 juillet 2012

La rose de l'infante - Victor Hugo [II]

La rose de l'infante   Pourtant, devant la vie et sous le firmament, Pauvre être ! elle se sent très-grande vaguement ; Elle assiste au printemps, à la lumière, à l’ombre, Au grand soleil couchant horizontal et sombre, À la magnificence éclatante du soir, Aux ruisseaux murmurants qu’on entend sans les voir, Aux champs, à la nature éternelle et sereine, Avec la gravité d’une petite reine ; Elle n’a jamais vu l’homme que se courbant ; Un jour, elle sera duchesse de Brabant ; Elle gouvernera la Flandre ou la Sardaigne. ... [Lire la suite]

13 juin 2012

La providence à l'homme - Alphonse de Lamartine [V]

La providence à l'homme   Ce soleil éclatant, ombre de ma lumière. Sait-il où le conduit le signe de ma main ? S'est-il tracé soi-même un glorieux chemin ? Au bout de sa carrière, Quand j'éteins sa lumière, Promet-il à la terre Le soleil de demain?   Cependant tout subsiste et marche en assurance. Ma la voix chaque matin réveille l'univers ! J'appelle le soleil du fond de ses déserts Franchissant la distance, Il monte en ma présence, Me répond, et s'élance Sur le trône des airs !   Et toi, dont mon... [Lire la suite]
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10 juin 2012

La providence à l'homme - Alphonse de Lamartine [II]

La providence à l'homme   Tu naquis : ma tendresse, invisible et présente, Ne livra pas mon œuvre aux chances du hasard ; J'échauffai de tes sens la sève languissante, Des feux de mon regard.   D'un lait mystérieux je remplis la mamelle ; Tu t'enivras sans peine à ces sources d'amour, J'affermis les ressorts, j'arrondis la prunelle Où se peignit le jour.   Ton âme, quelque temps par les sens éclipsée, Comme tes yeux au jour, s'ouvrit à la raison Tu pensas; la parole acheva ta pensée, Et j'y gravai mon... [Lire la suite]
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02 juin 2012

La jeune femme - Charles-Julien Lioult de Chênedollé

La jeune femme   parmi les ruines de Rome Hic spirat amor.   J'errais aux campagnes de Rome, Et, promenant au loin mes pas silencieux, Je lisais le néant de l'homme Écrit de toutes parts sur ce sol glorieux.   Du Capitole au front superbe J'aimais à contempler les environs déserts, Et je voyais ramper sur l'herbe L'orgueil de cent palais que la ronce a couverts.   Au pied d'un portique en ruine Qu'ébranlait de sa faux Saturne triomphant, Je vis une jeune Sabine Qui, calme, fraîche et belle,... [Lire la suite]
07 mai 2012

Oh ! qui que vous soyez, jeune ou vieux, riche ou sage - Victor Hugo

Oh ! qui que vous soyez, jeune ou vieux, riche ou sage   Quien no ama, no vive.   Oh ! qui que vous soyez, jeune ou vieux, riche ou sage, Si jamais vous n'avez épié le passage, Le soir, d'un pas léger, d'un pas mélodieux, D'un voile blanc qui glisse et fuit dans les ténèbres, Et, comme un météore au sein des nuits funèbres, Vous laisse dans le cœur un sillon radieux ;   Si vous ne connaissez que pour l'entendre dire Au poète amoureux qui chante et qui soupire, Ce suprême bonheur qui fait nos jours dorés, ... [Lire la suite]