01 avril 2013

Ne fuis pas encore - Marguerite Desbordes-Valmore

Ne fuis pas encore   Tu crois, s'il fait sombre, Qu'on ne te voit pas, Non plus qu'une autre ombre, Glissant sur tes pas ? Mais l'air est sonore, Et ton pied bondit... Ne fuis pas encore : Je n'ai pas tout dit !   À qui ce gant rose Qui n'est pas le mien ? Quel parfum t'arrose, Qui n'est plus le tien ? Tu ris, mais prends garde, Ta lèvre pâlit... Moi je te regarde : Je n'ai pas tout dit !   Sur ton cœur cachées Des fleurs vont mourir ; Les as-tu cherchées Pour me les offrir ? Vois ! La lune... [Lire la suite]

17 septembre 2012

L'auteur et les souris - Jean-Pierre Claris de Florian

L'auteur et les souris   Un auteur se plaignait que ses meilleurs écrits Etaient rongés par les souris. Il avait beau changer d'armoire, Avoir tous les pièges à rats Et de bons chats, Rien n'y faisait : prose, vers, drame, histoire, out était entamé ; les maudites souris Ne respectaient pas plus un héros et sa gloire, Ou le récit d'une victoire, Qu'un petit bouquet à Chloris. Notre homme au désespoir, et, l'on peut bien m'en croire, Pour y mettre un auteur peu de chose suffit, Jette un peu d'arsenic au fond de... [Lire la suite]
14 juillet 2012

La rose de l'infante - Victor Hugo [VIII]

La rose de l'infante   Cependant, sur le bord du bassin, en silence, L’infante tient toujours sa rose gravement, Et, doux ange aux yeux bleus, la baise par moment. Soudain un souffle d’air, une de ces haleines Que le soir frémissant jette à travers les plaines, Tumultueux zéphyr effleurant l’horizon, Trouble l’eau, fait frémir les joncs, met un frisson Dans les lointains massifs de myrte et d’asphodèle, Vient jusqu’au bel enfant tranquille, et, d’un coup d’aile, Rapide, et secouant même l’arbre voisin, Effeuille... [Lire la suite]
06 juillet 2012

Divagation - Muze15

Gironde pivoineRouge de colère l’oragePétales dispersés
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18 mai 2012

Cloris dont la présence à mes yeux est si chère - Claude Malleville

Cloris dont la présence à mes yeux est si chère   Cloris dont la présence à mes yeux est si chère Et dont l'éloignement est si rude à mon cœur, Mon sort est si cruel qu'il n'est point de rigueur Dont la mer contre moi n'ait montré sa colère.   Mes yeux pour quelque temps perdirent la lumière, La faiblesse me prit, je devins en langueur Et mon corps tout glacé n'ayant plus de vigueur, De la barque où j'étais pensa faire sa bière.   Aujourd'hui que je sens le funeste tourment Que de votre beauté le triste... [Lire la suite]
25 mars 2012

Stances au sommeil - Siméon-Guillaume de La Roque

Stances au sommeil   Sommeil, fils de la Nuit, doux repos de notre âme, Qui fait ma belle Nymphe en son lit reposer, Puisque ton charme peut son esprit amuser, Plonge dans l'eau d'oubli le courroux qui l'enflamme.   Fais-lui voir en dormant le regret qui me ronge, La portant au réveil de la haine à l'amour, Si bien qu'en revoyant la lumière du jour, Elle aille racontant mon offense pour songe.   Je suis assez puni pour mon outrecuidance, M'ayant depuis un mois son logis défendu, Il est temps que son cœur... [Lire la suite]

21 mars 2012

Le Génie des forêts - Joseph Lenoir [IV]

Viens donc ! apporte la chaudière, Tu boiras le jus de mes os ! Viens donc ! assouvis ta colère, Tu n'entendras pas pousser de vains sanglots !   A la fin, bondissant de douleur et de rage, L'esprit de la noire forêt Jette dans l'air un cri rauque et sauvage, Ecume, grince et disparaît.   Depuis, nul n'a foulé le morne solitaire, Alors que les vents de la nuit Aux horreurs qui couvrent la terre Ont mêlé leur funèbre bruit.   Car une forme surhumaine, Hâve, dégoûtante de sang, Accourt du milieu de la... [Lire la suite]
20 mars 2012

Le Génie des forêts - Joseph Lenoir [III]

Le Génie des forêts   Viens donc ! apporte la chaudière, Tu boiras le jus de mes os ! Viens donc !l assouvis ta colère, Tu ne m'entendras pas pousser de vains sanglots !   Ils frappent : les haches brisées A leurs pieds tombent en éclats ; Ils frappent : leurs mains épuisées Restent sans vigueur à leurs bras.   Lui, cependant, avec un rire horrible, Le cou tendu, les yeux sans mouvement, Sur le roc qui voyait cette lutte terrible, Il s'asseyait en murmurant:   […]   Joseph LENOIR
13 février 2012

Divagation - Muze15

Etna en colèreBouillonnement incandescentSpectaculaire
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01 août 2011

Citation à penser

Est-ce que l’âme est gaie, triste, colère, tendre, dissimulée, voluptueuse ? Elle n’est rien sans le corps ; je défis qu’on explique rien sans le corps. Denis DIDEROT [Éléments de physiologie, vers 1780-1784]