09 avril 2013

La voix - Ondine Valmore

La voix   La neige au loin couvre la terre nue ; Les bois déserts étendent vers la nue Leurs grands rameaux qui, noirs et séparés, D'aucune feuille encor ne sont parés ; La sève dort et le bourgeon sans forc Est pour longtemps engourdi sous l'écorce ; L'ouragan souffle en proclamant l'hiver Qui vient glacer l'horizon découvert. Mais j'ai frémi sous d'invisibles flammes Voix du printemps qui remuez les âmes, Quand tout est froid et mort autour de nous, Voix du printemps, ô voix, d'où venez-vous ?...   Ondine... [Lire la suite]

08 avril 2013

Moriture - Ondine Valmore

Moriture   Regarde ! avec amour la terre se couronne ; Sous les vents attiédis son front rêve et frissonne ; L'herbe rajeunissante habille le rocher Où les nids amoureux vont déjà se cacher. Regarde ! à flots pressés la sève monte et chante. On voit les bois frémir : Donne toute ton âme au tableau qui t'enchante, Ô toi qui dois mourir !   Écoute ! la nuit pure a soulevé ses voiles, Et berce l'univers aux hymnes des étoiles ; Sous les rameaux touffus une touchante voix S'élève, traduisant l'âme errante des bois... [Lire la suite]
22 octobre 2012

Le soir - Marceline Desbordes-Valmore

Le soir   Seule avec toi dans ce bocage sombre ? Qu'y ferions-nous ? à peine on peut s'y voir. Nous sommes bien ! Peux-tu désirer l'ombre ? Pour se perdre des yeux c'est bien assez du soir ! Auprès de toi j'adore la lumière, Et quand tes doux regards ne brillent plus sur moi, Dès que la nuit a voilé ta chaumière, Je me retrouve, en fermant ma paupière, Seule avec toi.   Sûr d'être aimé, quel vœu te trouble encore ? Si près du mien, que désire ton cœur ? Sans me parler ta tristesse m'implore : Ce qu'on voit... [Lire la suite]
10 octobre 2012

La voix du soir - Charles Guérin

La voix du soir   La voix du soir est sainte et forte, Lourde de songe et de parfums, Et son flot d'ombre me rapporte La cendre des espoirs défunts.   J'ai dit à l'amour qu'il s'en aille, Et son pas d'aube, je l'écoute Qui dans la gaieté des sonnailles S'étouffe au tournant de la route.   La douceur de ce soir témoigne De la bonté calme des choses. Je voudrais vivre ! qu'on éloigne Le vin où macèrent des roses,   Qu'on éloigne les mots subtils, Les rythmes triples en tiares, Les stylets stellés... [Lire la suite]
11 juin 2012

Citation à penser

Que reste-t-il de la vie,Excepté d'avoir aimé ?Victor HUGO[Les Voix intérieures]
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29 mai 2012

Les sirènes - Albert Samain

Les sirènes   Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les îlots, Une harpe d'amour soupirait, infinie ; Les flots voluptueux ruisselaient d'harmonie Et des larmes montaient aux yeux des matelots.   Les Sirènes chantaient... Là-bas, vers les rochers, Une haleine de fleurs alanguissait les voiles ; Et le ciel reflété dans les flots pleins d'étoiles Versait tout son azur en l'âme des nochers,   Les Sirènes chantaient... Plus tendres à présent, Leurs voix d'amour pleuraient des larmes dans la brise, Et c'était... [Lire la suite]

09 avril 2012

Mon ami, le paysage - Émile Verhaeren [VIII]

Mon ami, le paysage   Quand j'étais si vraiment heureux De mes marches de roche en roche Que j'embrassais les arbres proches Avec des pleurs au fond des yeux   Et que les thyms sous la rosée Et que les trèfles dans le vent Me semblaient moins frais et vivants Que mes espoirs et mes pensées.   J'ai pour voisin et compagnon Un vaste et puissant paysage Qui change et luit comme un visage Devant le seuil de ma maison.   Dites, vous ai-je aimés, retraites, Coteaux feuillus, sources des bois, Antres où... [Lire la suite]
15 mars 2012

Citation à penser

Quand je l'ai rencontrée pour la première fois, j'ai ressenti en la voyant une étrange sensation… Ses gestes me séduisaient, sa voix me ravissait, toute sa personne me faisait un plaisir infini à regarder. Il me semblait aussi que je la connaissais depuis longtemps, que je l'avais vue déjà. Elle portait en elle quelque chose de mon esprit.Guy de MAUPASSANT
27 février 2012

Éphéméride - Muze15

  27 Février 1854 Pris d’un accès de désespoir en prenant conscience de sa folie, le compositeur Robert Schumann traverse Düsseldorf sans avoir pris le temps de vêtir une tenue de ville et se jette dans les eaux glacées du Rhin. Rongé par la folie et l’angoisse, l’auteur des "Scènes d’enfants" et de "Papillons" traduit un romantisme exacerbé dans sa musique mais aussi son destin. Il est repêché par des bateliers pour être interné jusqu’à la fin de ses jours, obsédé par sa musique intérieure constituée d’un « la » et de voix... [Lire la suite]
11 février 2012

Citation à penser

La conscience est la voix de l'âme, les passions sont la voix du corps.Jean-Jacques ROUSSEAU[L'Émile]
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