18 juin 2012

L'amour à Paris - Théodore de Banville [III]

L'amour à Paris   Parcours, en exhalant tes regrets superflus, Ces beaux temples de l'âme où le dieu ne vit plus, Sans craindre d'y salir ta cheville nacrée. Tu peux entrer partout, car la Muse est sacrée. Mais du moins, Évohé, si la jeune Laïs, Avec ses cheveux d'or, blonds comme le maïs, N'enchaîne déjà plus son amant Diogène ; Dans ces murs, d'où s'enfuit l'esprit avec la gêne, Si leur Alcibiade et leur sage Phryné Abandonnent déjà ce siècle nouveau-né ; Si dans notre Paris Athènes est bien morte, Dans les salons... [Lire la suite]