06 avril 2013

À la belle impérieuse - Victor Hugo

À la belle impérieuse   L'amour, panique De la raison, Se communique Par le frisson.   Laissez-moi dire, N'accordez rien. Si je soupire, Chantez, c'est bien.   Si je demeure, Triste, à vos pieds, Et si je pleure, C'est bien, riez.   Un homme semble Souvent trompeur. Mais si je tremble, Belle, ayez peur.   Victor HUGO

30 septembre 2012

Chanson : Philis, vous vous plaignez... - Paul Scarron

Chanson : Philis, vous vous plaignez...   Philis, vous vous plaignez que je n'ay point d'esprit A vous parler de mon martyre. Helas ! ignorez-vous qu'un mal que l'on peut dire N'est jamais si grand que l'on dit ?   Un Amant dit assez quand il est interdit, Quand il languit, quand il souspire ; Mais aprenez, Philis, qu'un mal que l'on peut dire N'est jamais si grand que l'on dit.   Paul SCARRON (1610-1660)
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04 janvier 2012

Je fumais tout en mon fort soupirer - Pontus de Tyard

Je fumais tout en mon fort soupirer   Je fumais tout en mon fort soupirer, Si chaudement, que le froid de son cœur Se distilla ; et l'ardente vigueur Lui fit d'Amour un soupir respirer.   Mes yeux aussi, coutumiers d'attirer A leurs ruisseaux tant de triste liqueur, Amollissaient toute dure rigueur, Dont me soulait ma dame martyrer.   Quand comme émue au soin de mon souci, Me bienheurant de piteuse merci, Merci, fin seule à mes dolents ennuis,   " Ami, dit-elle en visage amoureux, Je mettrai fin à... [Lire la suite]
13 février 2011

Sonnet XII - Louise Labé

@font-face {   font-family: "Cambria"; }@font-face {   font-family: "Comic Sans MS"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } XII Luth, compagnon de mon malheur témoin irréprochable de mes plaintes, toi qui tiens loyalement le registre de mes chagrins tu t'es souvent lamenté avec moi ; et mes larmes pitoyables t'ont... [Lire la suite]
07 août 2010

Le soleil est couché... - Emily Jane Brontë

Le soleil est couché… Le soleil est couché, à présent l'herbe longue Oscille, languissante, dans le vent du soir ; L'oiseau s'est envolé de cette pierre grise Pour trouver quelque chaud recoin où se blottir. Il n'est rien, dans tout le paysage désert, Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille, Si ce n'est que le vent, là-bas, Accourt en soupirant sur la mer de bruyères. Emily Jane BRONTË[Poèmes – Août 1837]
03 mai 2010

À l’aimée - Sappho

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13 septembre 2009

Stances - Vincent Voiture

Stances Je pensais que la destinée Après tant d’injustes rigueurs, Vous a justement couronnée De gloire, d’éclat et d’honneurs, Mais que vous étiez plus heureuse Lorsque vous étiez autrefois, Je ne veux pas dire amoureuse, La rime le veut toutefois. Je pensais que le pauvre amour Qui toujours vous prêta ses charmes Fut banni loin de votre cour, Lui, son arc, ses traits et ses armes, Et ce que je puis espérer En passant près de vous ma vie, Si vous pouvez si maltraiter Un qui vous a si bien servie. Je pensais, car nous autres... [Lire la suite]