22 mars 2012

Autour de ma maison - Émile Verhaeren [I]

Autour de ma maison   Pour vivre clair, ferme et juste, Avec mon cœur, j'admire tout Ce qui vibre, travaille et bout Dans la tendresse humaine et sur la terre auguste.   L'hiver s'en va et voici mars et puis avril Et puis le prime été, joyeux et puéril. Sur la glycine en fleurs que la rosée humecte, Rouges, verts, bleus, jaunes, bistres, vermeils, Les mille insectes Bougent et butinent dans le soleil. Oh la merveille de leurs ailes qui brillent Et leur corps fin comme une aiguille Et leurs pattes et leurs... [Lire la suite]

24 janvier 2012

Le ciel en nuit, s'est déplié - Émile Verhaeren

Le ciel en nuit, s'est déplié   Le ciel en nuit, s'est déplié Et la lune semble veiller Sur le silence endormi.   Tout est si pur et clair, Tout est si pur et si pâle dans l'air Et sur les lacs du paysage ami, Qu'elle angoisse, la goutte d'eau Qui tombe d'un roseau Et tinte, et puis se tait dans l'eau.   Mais j'ai tes mains entre les miennes Et tes yeux sûrs ; qui me retiennent, De leurs ferveurs, si doucement ; Et je te sens si bien en paix de toute chose Que rien, pas même un fugitif soupçon de... [Lire la suite]
20 décembre 2011

Le Chêne et le Roseau - Jean de La Fontaine

Le Chêne et le Roseau   Le Chêne un jour dit au Roseau : "Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ; Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau. Le moindre vent, qui d'aventure Fait rider la face de l'eau, Vous oblige à baisser la tête : Cependant que mon front, au Caucase pareil, Non content d'arrêter les rayons du soleil, Brave l'effort de la tempête. Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr. Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage Dont je couvre le voisinage, Vous n'auriez pas tant à souffrir : Je vous... [Lire la suite]
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29 juillet 2011

Citation à penser

L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. [Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser ; une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer. Mais quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu’il sait qu’il meurt et l’avantage que l’univers a sur lui. L’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée.] » PASCAL [Pensées, 1670]  
05 octobre 2009

Chant d'amour (I) - Alphonse de Lamartine

Chant d'amour - I Naples, 1822 Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,Le doux frémissement des ailes du zéphyreÀ travers les rameaux,Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives, Ou le roucoulement des colombes plaintives, Jouant aux bords des eaux ; Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime, Tes cordes exhalaient ce langage sublime, Divin secret des cieux, Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole, Les anges amoureux se parlent sans parole, Comme les yeux aux yeux ; Si de ta douce voix la flexible harmonie,... [Lire la suite]