11 février 2012

Le bal des pendus - Arthur Rimbaud [II]

Le Bal des pendus   Hurrah ! la bise siffle au grand bal des squelettes ! Le gibet noir mugit comme un orgue de fer ! Les loups vont répondant des forêts violettes : A l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...   Holà, secouez-moi ces capitans funèbres Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres : Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !   Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou Emporté par... [Lire la suite]
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10 février 2012

Bal des pendus - Arhur Rimbaud [I]

Bal des pendus   Au gibet noir, manchot aimable, Dansent, dansent les paladins, Les maigres paladins du diable, Les squelettes de Saladins.   Messire Belzébuth tire par la cravate Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel, Et, leur claquant au front un revers de savate, Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !   Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles Comme des orgues noirs, les poitrines à jour Que serraient autrefois les gentes damoiselles Se heurtent longuement dans un hideux... [Lire la suite]
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05 janvier 2012

Éphéméride - Muze15

  05 Janvier 1463 D'abord condamné à mort, le poète François de Montcorbier, ou des Loges, connu sous le nom de son professeur Guillaume de Villon, est condamné au bannissement. À 44 ans, François Villon a déjà été gracié plusieurs fois par le roi Louis XI et Marie d'Orléans et notamment pour le meurtre du prêtre Philippe Sermoise. Dans l'attente de la sentence des jurés, François Villon écrit "La Ballade des pendus" où il donne voix aux condamnés qui vont mourir sur le gibet. Sa peine de mort sera transformée en exil forcé... [Lire la suite]
10 septembre 2008

Ballade des pendus - Théodore de Banville

Ballade des pendus Sur ses larges bras étendus,La forêt où s'éveille Flore,A des chapelets de pendusQue le matin caresse et dore.Ce bois sombre, où le chêne arboreDes grappes de fruits inouïsMême chez le Turc et le More,C'est le verger du roi Louis. Tous ces pauvres gens morfondus,Roulant des pensers qu'on ignore,Dans des tourbillons éperdusVoltigent, palpitant encoreLe soleil levant les dévore.Regardez-les, cieux éblouis,Danser dans les feux de l'aurore,C'est le verger du roi Louis. Ces pendus, du diable entendus,Appellent... [Lire la suite]
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