20 janvier 2012

Pourquoi négliges-tu l'extrême affection - Marc de Papillon de Lasphrise

Pourquoi négliges-tu l'extrême affection   Pourquoi négliges-tu l'extrême affection Dont je te veux servir, ma gente Théophile ? Tu m'amènes la loi, qui est toute mobile, Étant sujette aux rois, divers d'opinion.   Je ne trouve au couvent nulle religion : Sans l'effet apparent la voix est inutile. La royale Amilly si belle, si subtile, S'abuse comme toi en la dévotion.   La vie sans plaisir est une mort hideuse, L'aise que tu reçois d'être religieuse, C'est chanter - quel soulas ! - jour et nuit en latin, ... [Lire la suite]

02 octobre 2009

Cousinons la cousine, elle est cointe et jolie - Marc de Papillon de Lasphrise

Cousinons la cousine, elle est cointe et jolie Cousinons la cousine, elle est cointe et jolie,Elle aime à cousiner, et ne refuse rienAu cousin cousinant, qui la cousine bien,Car il a bouche à cour, et la chambre garnie. En si beau cousinage un cousin ne s'ennuie,Ce n'est que sucre et miel, ce n'est qu'humble entretien,Il ne manque d'attraits, de faveurs, de moyen,Tant qu'il peut cousiner sa cousine s'amie. Cousinons donc, cousins, un chacun à son tour,Cousinant à rangette on cousine en amour,Que chaque cousineux en cousinant... [Lire la suite]
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01 août 2009

Ha Dieu ! que j'ai de bien alors que je baisotte - Marc de Papillon de Lasphrise

Ha Dieu ! que j'ai de bien alors que je baisotte Ha Dieu ! que j'ai de bien alors que je baisotteMa jeune folion dedans un riche litHa Dieu ! que j'ai de bien en ce plaisant conflit,Perdant mon plus beau sang par une douce flotte. Ha Dieu ! que j'ai de bien lorsque je la mignotte,Lorsque je la chatouille, et lorsqu'elle me rit.Ha Dieu ! que j'ai de bien quand j'entends qu'elle ditD'une soufflante voix : " Mon mignon, je suis morte ! " Et quand je n'en puis plus, ha Dieu ! que j'ai de bienDe faire la moquette en... [Lire la suite]
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29 juillet 2009

Je l'œilladais mi-nue - Marc de Papillon de Lasphrise

Je l'œilladais mi-nue Je l'œilladais mi-nue, échevelée,Par un pertuis dérobé finement,Mon cœur battait d'un tel débattementQu'on m'eût jugé comme en peur déréglée. Or' j'étais plein d'une ardeur enflammée,Ore de glace en ce frissonnement.Je fus ravi d'un doux contentement,Tant que ma vie en fut toute pâmée. Là folâtrait le beau soleil joyeux,Avec un vent, zéphyre gracieux,Parmi l'or blond de sa tresse ondoyante, Qui haut volante ombrageait ses genoux.Que de beautés ! mais le destin jalouxNe me permit de voir ma chère... [Lire la suite]