23 mai 2012

Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindre - Joachim du Bellay

Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindre   Ô combien est heureux qui n'est contraint de feindre, Ce que la vérité le contraint de penser, Et à qui le respect d'un qu'on n'ose offenser Ne peut la liberté de sa plume contraindre !   Las, pourquoi de ce nœud sens-je la mienne éteindre, Quand mes justes regrets je cuide commencer ? Et pourquoi ne se peut mon âme dispenser De ne sentir son mal ou de s'en pouvoir plaindre ?   On me donne la gêne, et si n'ose crier, On me voit tourmenter, et si n'ose... [Lire la suite]