04 avril 2013

À ma mère - Delphine de Girardin

À ma mère   En vain dans mes rapports ta prudence m'arrête, Ma mère, il n'est plus temps ; tes pleurs m'ont fait poète ! Si j'ai prié le ciel de me les révéler, Ces chants harmonieux, c'est pour te consoler. D'un tel désir pourquoi me verrai-je punie ? Les maux que tu prédis ne sont dus qu'au génie ; À d'illustres malheurs, va, je n'ai pas de droits : Quel cri peut s'élever contre une faible voix ? Vit-on jamais les chants d'une muse pieuse Exciter les clameurs de la foule envieuse ! Non, l'insecte rongeur qui... [Lire la suite]

18 juin 2012

L'amour à Paris - Théodore de Banville [III]

L'amour à Paris   Parcours, en exhalant tes regrets superflus, Ces beaux temples de l'âme où le dieu ne vit plus, Sans craindre d'y salir ta cheville nacrée. Tu peux entrer partout, car la Muse est sacrée. Mais du moins, Évohé, si la jeune Laïs, Avec ses cheveux d'or, blonds comme le maïs, N'enchaîne déjà plus son amant Diogène ; Dans ces murs, d'où s'enfuit l'esprit avec la gêne, Si leur Alcibiade et leur sage Phryné Abandonnent déjà ce siècle nouveau-né ; Si dans notre Paris Athènes est bien morte, Dans les salons... [Lire la suite]
09 avril 2012

Éphéméride - Muze15

  09 Avril 1821 Charles Pierre Baudelaire naît dans une famille bourgeoise. Après un séjour aux Indes, il rentre à Paris où il fait la connaissance de Jeanne Duval qui devient sa maîtresse et sa muse. Il travaille en tant que critique d'art et journaliste. Dans les années 1840, il commence à écrire les premiers poèmes des "Fleurs du mal". Il devient ensuite le traducteur des écrits d'Edgar Allan Poe qu'il admire profondément. Lorsque l'ouvrage "Les fleurs du mal" est édité, Baudelaire est condamné à une amende pour "offense à... [Lire la suite]
17 mars 2012

C'est vrai, j'aime Paris d'une amitié malsaine... -François Coppée

C'est vrai, j'aime Paris d'une amitié malsaine...   C'est vrai, j'aime Paris d'une amitié malsaine ; J'ai partout le regret des vieux bords de la Seine Devant la vaste mer, devant les pics neigeux, Je rêve d'un faubourg plein d'enfants et de jeux. D'un coteau tout pelé d'où ma Muse s'applique A noter les tons fins d'un ciel mélancolique, D'un bout de Bièvre, avec quelques chants oubliés, Où l'on tend une corde aux troncs des peupliers, Pour y faire sécher la toile et la flanelle, Ou d'un coin pour pêcher dans l'île de... [Lire la suite]
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15 février 2011

Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensers la porte - Catherine des Roches

@font-face {   font-family: "Cambria"; }@font-face {   font-family: "Comic Sans MS"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensers la porte Ouvrez-moi, Sincero, de vos pensers la porte. Je désire de voir si l'amour de son trait Vous engrave aussi bien dans le cœur mon portrait Comme votre beau vers à... [Lire la suite]
10 février 2010

Divagation - Muze15

Derrière toi l'ornière de la profonde illusionVisage subitement immondeDe la muse démaquillée
17 septembre 2009

Églogue au roi sous les noms de Pan et Robin - Clément Marot

Églogue au roi sous les noms de Pan et Robin Sur le printemps de ma jeunesse folle, Je ressemblais l’arondelle, qui vole Puis çà, puis là ; l’âge me conduisait Sans peur ni soin, où le cœur me disait. En la forêt (sans la crainte des loups) Je m’en allais souvent cueillir le houx, Pour faire glus à prendre oiseaux ramages, Tous différents de chants et de plumages ; Ou me saoulais (pour les prendre) entremettre À faire brics ou cages pour les mettre. Ou transnouais les rivières profondes, Ou renforçais sur le genou les frondes, Puis... [Lire la suite]
09 mai 2009

Myrtho - Gérard de Nerval

Myrtho Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse, Au Pausilippe altier, de mille feux brillant, À ton front inondé des clartés d’Orient, Aux raisins noirs mêlés avec l’or de ta tresse. C’est dans ta coupe aussi que j’avais bu l’ivresse, Et dans l’éclair furtif de ton oeil souriant, Quand aux pieds d’Iacchus on me voyait priant, Car la Muse m’a fait l’un des fils de la Grèce. Je sais pourquoi là-bas le volcan s’est rouvert... C’est qu’hier tu l’avais touché d’un pied agile, Et de cendres soudain l’horizon s’est couvert. ... [Lire la suite]
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