02 avril 2013

Solitude - Marceline Desbordes-Valmore

Solitude   Abîme à franchir seule, où personne, oh ! Personne Ne touchera ma main froide à tous après toi : Seulement à ma porte, où quelquefois Dieu sonne, Le pauvre verra, lui, que je suis encor moi,   Si je vis ! Puis, un soir, ton essor plus paisible S'abattra sur mon cœur immobile, brisé Par toi ; mais tiède encor d'avoir été sensible Et vainement désabusé !   Marceline DESBORDES-VALMORE(1786-1859)[Pauvres fleurs -1839]

10 septembre 2012

La Résille - Tristan Klingsor

La Résille   Est-ce la pluie ? Ou seulement le vent Qui s'amuse à froisser le feuillage des arbres ? Je vais à la croisée et je regarde Le jardin immobile et l'oiseau tournoyant.   Hirondelle, pourquoi veux-tu partir si vite Et laisser ton nid vide ? Rien ne presse, Puisque la rose est toujours vive Et le jasmin de Virginie.   Reste un peu plus ici, reste, Et trace sans arrêt sur ce fond gris et vert De campagne et de ciel La résille magique où se perd Le poids de mon souci.   Reste jusqu'à la... [Lire la suite]
30 août 2012

Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge - Émile Verhaeren

Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge   Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge ! Sinon là-bas, vers le milieu De l'étang clair et radieux, Pareils à des langues de feu, Des poissons rouges.   Ce sont nos souvenirs jouant en nos pensées Calmes et apaisées Et lucides - comme cette eau De confiance et de repos.   Et l'eau s'éclaire et les poissons sautillent Au brusque et merveilleux soleil, Non loin des iris verts et des blanches coquilles Et des pierres, immobiles Autour des bords vermeils.   ... [Lire la suite]
06 octobre 2011

Le cimetière marin - Paul Valéry [VII]

Le cimetière marin   Pères profonds, têtes inhabitées, Qui sous le poids de tant de pelletées, Êtes la terre et confondez nos pas, Le vrai rongeur, le ver irréfutable N'est point pour vous qui dormez sous la table, Il vit de vie, il ne me quitte pas !   Amour, peut-être, ou de moi-même haine ? Sa dent secrète est de moi si prochaine Que tous les noms lui peuvent convenir ! Qu'importe ! Il voit, il veut, il songe, il touche ! Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche, À ce vivant je vis d'appartenir !   ... [Lire la suite]
29 mars 2011

Citation à penser

L'horreur d'un accident qu'on découvre sur sa route provient de ce qu'il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).Jean COCTEAU [La Machine infernale]
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11 avril 2010

Mes deux filles - Victor Hugo

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09 février 2010

Aquarelliste - Guillaume Apollinaire

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23 juin 2009

Divagation - Muze15

On laboure les champs —même le nuage immobiles'en est alléYosa BUSON (Haiku)
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