11 janvier 2012

La pluie - Maurice Rollinat

La pluie   Lorsque la pluie, ainsi qu'un immense écheveau Brouillant à l'infini ses longs fils d'eau glacée, Tombe d'un ciel funèbre et noir comme un caveau Sur Paris, la Babel hurlante et convulsée,   J'abandonne mon gîte, et sur les ponts de fer, Sur le macadam, sur les pavés, sur l'asphalte, Laissant mouiller mon crâne où crépite un enfer, Je marche à pas fiévreux sans jamais faire halte.   La pluie infiltre en moi des rêves obsédants Qui me font patauger lentement dans les boues, Et je m'en vais,... [Lire la suite]