24 septembre 2012

Éphéméride - Muze15

  24 Septembre 1631 En 1490, l'explorateur Jean Cabot émet l'hypothèse qu'il est possible de passer par le nord du continent nord-américain pour rejoindre l'océan Pacifique. Ce trajet, appelé « passage du Nord-Ouest », passerait par les chenaux qui séparent les îles arctiques et le nord du Canada bien qu'un voyage ne soit envisageable que pendant l'été arctique très court. Plusieurs explorateurs essaieront ensuite de trouver ce passage pour en faire une route maritime sûre comme Henry Hudson en 1609 qui donnera son nom à la... [Lire la suite]

08 juin 2012

Quand j'aperçois ton blond chef, couronné - Louise Labé

Quand j'aperçois ton blond chef, couronné   Quand j'aperçois ton blond chef, couronné D'un laurier vert, faire un luth si bien plaindre Que tu pourrais à te suivre contraindre Arbres et rocs ; quand je te vois orné,   Et, de vertus dix mille environné, Au chef d'honneur plus haut que nul atteindre, Et des plus hauts les louanges éteindre, Lors dit mon cœur en soi passionné :   Tant de vertus qui te font être aimé, Qui de chacun te font être estimé, Ne te pourraient aussi bien faire aimer ?   Et,... [Lire la suite]
31 mai 2012

À monseigneur le Dauphin - François de Malherbe

À monseigneur le Dauphin   Que l'honneur de mon prince est cher aux destinées ! Que le démon est grand qui lui sert de support ! Et que visiblement un favorable sort Tient ses prospérités l'une à l'autre enchaînées !   Ses filles sont encor en leurs tendres années : Et déjà leurs appas ont un charme si fort, Que les rois les plus grands du Ponant et du Nord, Brûlent d'impatience après leurs hyménées.   Pensez à vous Dauphin, j'ai prédit en mes vers, Que le plus grand orgueil de tout cet univers Quelque... [Lire la suite]
21 avril 2012

Sur un mai - Jean Passerat

Sur un mai   Ce mai que j'ai planté, belle pour qui j'endure Et qui trop m'avez fait endurer sans raison, Quelque chose a de vous : je fais comparaison De votre beauté jeune à sa belle verdure. Le chêne est un dur arbre, et vous êtes bien dure : Vous n'êtes moins que bois sourde à mon oraison : Le mai sert de parer l'amoureuse saison : Ainsi fait le jeune âge, âge qui si peu dure, Sîtot que, de ce mai, l'honneur sera séché Pour le jeter au feu il sera détranché : Vous pouvez de ceci votre aventure apprendre, Si,... [Lire la suite]
Posté par muze15 à 08:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , , ,
18 avril 2012

Sur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée - Joachim du Bellay

Sur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée   Sur la rive d'un fleuve une nymphe éplorée, Croisant les bras au ciel avec mille sanglots, Accordait cette plainte au murmure des flots, Outrageant son beau teint et sa tresse dorée :   Las, où est maintenant cette face honorée, Où est cette grandeur et cet antique los, Où tout l'heur et l'honneur du monde fut enclos, Quand des hommes j'étais et des dieux adorée ?   N'était-ce pas assez que le discord mutin M'eût fait de tout le monde un publique butin, Si cet... [Lire la suite]
18 mars 2012

Éphéméride - Muze15

  18 Mars 1634 Naissance de l'écrivain français Madame de La Fayette. Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette, est née le 18 mars 1634 à Paris. Dame d'honneur de la reine Anne d'Autriche, elle acquiert une éducation littéraire raffinée et est introduite dans les salons de Paris tels ceux de Madame de Rambouillet ou de la marquise de Plessis-Bellière. Elle écrira un premier roman anonymement, "La Princesse de Montpensier", en 1662, mais son œuvre la plus célèbre sera "La Princesse de Clèves" publiée en... [Lire la suite]

11 mars 2012

Ha ! cœur que j'aimais tant, et qui m'as tant aimée - Christofle de Beaujeu

Ha ! cœur que j'aimais tant, et qui m'as tant aimée   Ha ! cœur que j'aimais tant, et qui m'as tant aimée, Tu mérites mon cœur, un si riche cercueil : Mais pour montrer que moi digne d'un si grand deuil Dois mourir, çà mourons d'une mort animée !   Je ne veux de tourments avoir l'âme pâmée, Ni noyer mon courage aux larmes de mon œil Mais me venger de tout, et plaire à mon œil, M'étant contre la mort moi-même désarmée.   Je ne puis plus heureuse arriver à ces bords Que d'y accompagner la Princesse des morts,... [Lire la suite]
Posté par muze15 à 08:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , ,
24 février 2012

Ce n'est l'ambition, ni le soin d'acquérir - Joachim du Bellay

Ce n'est l'ambition, ni le soin d'acquérir   Ce n'est l'ambition, ni le soin d'acquérir, Qui m'a fait délaisser ma rive paternelle, Pour voir ces monts couverts d'une neige éternelle, Et par mille dangers ma fortune quérir.   Le vrai honneur, qui n'est coutumier de périr, Et la vraye vertu, qui seule est immortelle, Ont comblé mes désirs d'une abondance telle, Qu'un plus grand bien aux dieux je ne veux requérir.   L'honnête servitude où mon devoir me lie M'a fait passer les monts de France en Italie, Et... [Lire la suite]
12 février 2012

Ronsard, j'ai vu l'orgueil des colosses antiques - Joachim Du Bellay

Ronsard, j'ai vu l'orgueil des colosses antiques   Ronsard, j'ai vu l'orgueil des colosses antiques, Les théâtres en rond ouverts de tous côtés, Les colonnes, les arcs, les hauts temples voûtés, Et les sommets pointus des carrés obélisques.   J'ai vu des empereurs les grands thermes publiques, J'ai vu leurs monuments que le temps a domptés, J'ai vu leurs beaux palais que l'herbe a surmontés, Et des vieux murs romains les poudreuses reliques.   Bref, j'ai vu tout cela que Rome a de nouveau, De rare,... [Lire la suite]
20 janvier 2012

Pourquoi négliges-tu l'extrême affection - Marc de Papillon de Lasphrise

Pourquoi négliges-tu l'extrême affection   Pourquoi négliges-tu l'extrême affection Dont je te veux servir, ma gente Théophile ? Tu m'amènes la loi, qui est toute mobile, Étant sujette aux rois, divers d'opinion.   Je ne trouve au couvent nulle religion : Sans l'effet apparent la voix est inutile. La royale Amilly si belle, si subtile, S'abuse comme toi en la dévotion.   La vie sans plaisir est une mort hideuse, L'aise que tu reçois d'être religieuse, C'est chanter - quel soulas ! - jour et nuit en latin, ... [Lire la suite]