29 août 2012

La sieste - José-Maria de Hérédia

La sieste   Pas un seul bruit d'insecte ou d'abeille en maraude, Tout dort sous les grands bois accablés de soleil Où le feuillage épais tamise un jour pareil Au velours sombre et doux des mousses d'émeraude.,   Criblant le dôme obscur, Midi splendide y rôde Et, sur mes cils mi-clos alanguis de sommeil, De mille éclairs furtifs forme un réseau vermeil Qui s'allonge et se croise à travers l'ombre chaude.   Vers la gaze de feu que trament les rayons, Vole le frêle essaim des riches papillons Qu'enivrent la... [Lire la suite]

13 janvier 2012

Centaures et lapithes - José-Maria de Hérédia

Centaures et lapithes   La foule nuptiale au festin s'est ruée, Centaures et guerriers ivres, hardis et beaux ; Et la chair héroïque, au reflet des flambeaux, Se mêle au poil ardent des fils de la Nuée.   Rires, tumulte... Un cri !... L'Épouse polluée Que presse un noir poitrail, sous la pourpre en lambeaux Se débat, et l'airain sonne au choc des sabots Et la table s'écroule à travers la huée.   Alors celui pour qui le plus grand est un nain, Se lève. Sur son crâne, un mufle léonin Se fronce, hérissé de... [Lire la suite]
26 octobre 2010

L'exilée -José-Maria de Hérédia

@font-face {   font-family: "Cambria"; }@font-face {   font-family: "Comic Sans MS"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } L'exilée Dans ce vallon sauvage où César t'exila, Sur la roche moussue, au chemin d'Ardiège, Penchant ton front qu'argente une précoce neige, Chaque soir, à pas lents, tu viens t'accouder là. Tu revois ta jeunesse et ta chère villa Et le... [Lire la suite]