Ô vous mes nuits

 

Ô vous mes nuits, ô noires attendues

Ô pays fier, ô secrets obstinés

Ô longs regards, ô foudroyantes nues

Ô vol permis outre les cieux fermés.

 

Ô grand désir, ô surprise épandue

Ô beau parcours de l’esprit enchanté

Ô pire mal, ô grâce descendue

O porte ouverte où nul n’avait passé

 

Je ne sais pas pourquoi je meurs et noie

Avant d’entrer à l’éternel séjour.

Je ne sais pas de qui je suis la proie.

Je ne sais pas de qui je suis l’amour.

 

Catherine POZZI