Enseveli sous la douleur, notre preux chevalier est tenté d’abdiquer quand soudainement une vision lui apparaît.
Obéissant à l’injonction de la « voix du Ciel », qui l’appelle à « continuer son œuvre», il exhorte chacun à se réjouir du miracle de sa propre existence, qui nous incite à prendre notre envol puisque « nous avons tous des ailes pour voler ».
Ses compagnons pensent qu’il a sombré dans la folie.
Assailli par une deuxième vision qui l’encourage à se rendre au monastère du Clos Caillé, il leur parle avec persuasion.
Il s’attarde sur l’une des notions les plus singulières de sa vision : la viridité, du latin viridis, « vert », « vigoureux ». Il évoque à de nombreuses reprises « la viridité exquise des arbres et des herbes » et « la viridité luxuriante de la terre ». À ses yeux, toute création, et l’homme en particulier, « baigne dans un repos verdoyant et possède la vitalité de porter des fruits ». « Au commencement, assène-t-il, toutes les créatures étaient vertes et pleine de sève ; elles s’épanouissaient parmi les fleurs. »...
Muze15
[Suite mercredi 7 janvier 2009]