La réputation de couple d’Eldiard et du Chevalier Saint-Juste dépassait les limites du mandement de Saint-Just-en-Chevalet. Elle se répandait dans le pays montagneux entre la vallée de L’Izable et celle de l’Anzon, et même jusqu’à la vallée de l’Aix dans sa partie méridionale.
C’étaient des précurseurs… Ils travaillaient à quatre mains dans nombre domaine. Chacun doté de personnalités extraordinaires, leur union engendra une œuvre, peut-être l’une des plus remarquables de tous les temps.
Outre leurs fonctions de maîtres fromagers à la tête de plusieurs fromageries répandues sur un vaste territoire, ils furent des seigneurs humanistes avant l’heure, des médecins respectés avec une connaissance approfondie des plantes, arbres et autres racines et aussi des artistes.
Poètes et compositeurs, ils rédigèrent neuf ouvrages sur des sujets aussi variés que la théologie, la médecine, la science et la physiologie, ainsi que soixante-dix poèmes.
Bien qu’ils aient traversé une des périodes les plus troublées de l’histoire et participés activement aux affaires religieuses et laïques de leur temps, la vie et l’œuvre d’Eldiard et du Chevalier Saint-Juste sont nimbées d’un calme infini.
Un calme qui se retrouve dans toutes leurs compositions : fromagères, littéraires, musicales, toujours imprégnées d’une beauté lumineuse, presque irréelle...
Muze15
[Suite mercredi 10 décembre]