Il était une fois une petite bourgade du Roannais : Saint-Just-en-Chevalet. Le calme régnait au sein de cette commune aux confins des Monts de la Madeleine et des Bois noirs.
Dès le XIème siècle, Saint-Just-en-Chevalet était appelé "Chivallet" pour sa spécialité dans l'élevage de chevaux. C'est un lieu chargé d'histoire, animé par des personnages hauts en couleur. En effet, Saint-Just-en-Chevalet construite peu après la forteresse de Couzan par les Semur, a été confiée dès l'origine à un seigneur nommé le Chevalier Saint-Juste.
Issu d’une famille noble de guerriers et de diplomates – son père Hildebert, originaire de Feurs appartenait à la noblesse locale – le Chevalier Saint-Juste manifesta très tôt des dons exceptionnels.
Il savait à peine parler que, déjà, il évoquait à ses proches les singulières visions qui s’emparaient de lui. Lorsqu’il eut huit ans, ses parents le confièrent à Eudes, l’abbé du cloître de Saint-Alban. Ce moine se chargea de son éducation, lui enseignant la règle de saint Benoît, la liturgie, la peinture et la sculpture et surtout l’amour des animaux et de la nature. Sans doute apprit-il également à lire le latin dans le psautier puis, plus tard, à se joindre au cycle des prières et des chants qui rythmaient la vie de ces moines bénédictins.
À l’âge d’homme, il choisit au grand dam de sa famille, ce qui était pour lui le plus beau métier du monde : berger. Profondément marqué par le champêtre des Bois de la Madeleine et du Forez de son enfance, le Chevalier Saint-Juste ne se plait que courant la campagne, surveillant vaches, brebis et chèvres avec Les Bucoliques de Virgile comme compagnon de l’esprit...
Muze15
[Suite mercredi 26 novembre]