Merveilleux été 2007... Que de pluie, que de grisaille, que de froidure. Plus la saison est triste, plus elle est en rapport avec moi : le temps des frimas, en rendant les communications moins faciles, isole les habitants. Un caractère moral s'attache aux scènes de l'automne, qui est tellement présent sans être officiellement arrivé. Ces feuilles qui tombent comme nos ans, ces fleurs qui se fânent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illusions, cette lumière qui s'affaiblit comme notre entrain, ce soleil qui se refroidit comme nos amours, ces fleuves qui se gonflent comme nos pleurs, se glacent comme notre vie, ont des rapports secrets avec nos destinées…
Muze15